Soyons clair, notre façon (non professionnelle) de sélectionner les reportages que nous mettons sur notre blog est la même pour tous, un viticulteur par village et le premier qui répond gagne. Le domaine Armand Gilg ne déroge pas à cette règle et il faut bien reconnaître que lorsque nous avons récupéré les premières informations sur internet, cette interview nous laissait un peu perplexe, surtout au vu de la taille de la structure.

Lorsque vous faites les premières recherches sur internet pour avoir quelques informations sur le domaine, vous constatez rapidement qu’avec un peu plus de 28 ha (dont 6,5 ha en grand cru), le domaine Armand Gilg est au premier abord une grosse structure mais qui met en avant un passé et un travail familial très présents.

Le jour J arrive, nous nous rendons sur place et nous sommes accueillis par Jean-Christophe Lehner à Mittelbergheim. Jean-Christophe est un vigneron qui nous met rapidement en confiance ; il est simple et facile d’approche, c’est un vigneron amoureux de son métier et de sa vigne, qui n’est pas un technicien comme on aurait pu l’imaginer dans une telle exploitation.

Le domaine Armand Gilg est une structure où travaillent neuf personnes dont cinq de la même famille, chacun évoluant dans son domaine de compétence tout en restant complémentaires et très proches.

Jean-Christophe nous explique un peu ces liens familiaux.

Lorsque nous avions fait nos recherches, nous étions restés bouche bée en lisant que le domaine possédait une superficie de cave totale de plus de 1200 m2. Lorsque l’on connait un peu Mittelbergheim, avoir une telle surface en plein coeur du village est une gageure.

Après visite, il faut admettre qu’elle est très grande et répartie en plusieurs caves toutes reliées. La plus ancienne cave date de 1572 dans laquelle les piliers et les poutres sont d’origine, la dernière date de 1992. Les caves servent de cuverie et de stockage de vins en bouteilles, la capacité maximum de la cuverie est de 2400 hectolitres et la production moyenne de 1600 hectolitres par an.

Le domaine est équipé du matériel nécessaire de la vinification à la mise en bouteille et l’habillage, sauf pour le crémant où ils font appel à un prestataire de service. En parlant de l’habillage justement, il est à noter que le domaine utilise depuis fort longtemps la même étiquette ; Jean-Christophe nous en parle un peu

Les parcelles sont disséminées dans un rayon de 3,5 kilomètres, avec une disparité de surface par parcelle entre un peu plus d’un hectare et la plus petite qui est de dix ares.

Jean-Christophe est un vigneron réservé mais qui est fondamentalement optimiste pour l’avenir du domaine, il nous le dit simplement

A la fin de notre reportage Jean-Christophe nous a convié à déguster quelques vins !!! Il s’est avéré, au final, que nous avons dégusté toute la gamme, qui compte (excusez du peu) plus d’une vingtaine de références.

Le domaine Armand Gilg produit des vins de gastronomie avec une très belle structure acide que l’on retrouve en filigrane dans chaque vin de la gamme.

Nous avons particulièrement apprécié le Riesling Grand Cru Moenchberg et le Crémant Extra Brut 100 % Riesling et sans dosage. Il est à noter que les crémants du domaine sont millésimés avec une prise de mousse comprise entre 15 et 42 mois.

Nous souhaitons également mettre en lumière une curiosité du domaine : un Sylvaner mousseux nommé l’Original qui n’a pas droit à l’appellation crémant, car le sylvaner n’est pas un cépage autorisé dans l’élaboration du crémant. Le domaine souhaitait mettre à l’honneur le sylvaner en référence au grand cru Zotzenberg, seul grand cru d’Alsace planté en sylvaner.

C’est un domaine que nous avons déjà eu l’occasion de visiter à deux reprises, l’accueil est toujours convivial, souriant, amical et sans agressivité commerciale. Les vins sont d’une grande finesse, avec un bon rapport qualité/prix et le tout dans un cadre sympathique.

Le Domaine Armand Gilg de Mittelbergheim nous a séduit et nous lui accordons notre premier coup de coeur.

Le Domaines Armand Gilg