La maison Hugel de Riquewihr organise chaque année une dégustation à l’aveugle des ses crus afin de suivre leur évolution. Cette dégustation dure une à deux semaines avec un lot dégusté le matin et un le soir.

La maison Hugel a invité Serge Dubs sommelier et Charlotte Marchand œnologue et représentante de l’entreprise DIAM, à la dégustation de 12 millésimes (de 2008 à 2019 non présentés chronologiquement) du Riesling Jubilé et Grossi Laüe Schoenenbourg. Pour l’entreprise DIAM ce genre de dégustation est importante, elle permet d’avoir une vision globale sur plusieurs années de bouchage DIAM sur un même terroir et chez un même producteur.

Les vins sont notés sur 100, une note pour le nez et une note pour la bouche.

Le protocole de dégustation demande d’analyser en premier le nez et uniquement le nez, n’est-ce pas Serge, les habitudes de dégustations sont tenaces. Faire passer les 12 vins uniquement au nez crée des frustrations chez le dégustateur qui reste dans l’expectative, mais permet de suivre l’évolution des arômes, de constater si le vin s’ouvre ou non et d’analyser plus en détail la qualité des arômes.

Au premier passage tout les vins semblent pareils, après plusieurs passages certains s’ouvrent, mais est-ce du à un changement du vin et/ou à la perception des dégustateurs qui se « réveille » ? 

Après plusieurs minutes très studieuses accompagnées de la petite musique cristalline des verres qui s’entrechoquent, où chacun se concentre sur son olfaction, le groupe de 5 dégustateurs fait le point avant de passer à la bouche afin de faire ressortir 2 à 3 flacons atypiques.

Jean-Frédéric Hugel explique qu’avec cette première phase de la dégustation le domaine recherche de la profondeur, de l’harmonie et de l’ouverture, que « le vin se dévoile tel la roue du paon ». L’objectif est de définir un niveau qualitatif qui sera suivi sur plusieurs années, les notes des années précédentes sont reconsultées chaque année.

Un vin est évolué, seule la bouche permettra de trancher entre un vin de gastronomie ou un vin évolué. Un autre vin a un beau potentiel aromatique, la bouche confirmera ou non cette analyse. 

Les trois membres de la famille Hugel, Marc, Jean-Frédéric et Marc-André ont le même classement, ils ont le recule nécessaire sur l’évolution des vins par rapport aux invités, ils dégustent ensemble depuis 10 ans et reconnaissent les marqueurs des différents millésimes.

Après l’analyse olfactive, les dégustateurs peuvent assouvir leur envie de prendre le vin en bouche et confirmer ou non leur analyse du nez. L’ordre de dégustation est laissée à l’appréciation de chacun, de la note la plus basse à la note la plus haute, dans l’ordre de la dégustation ou pour les chanceux qui ont découvert les millésimes du plus jeune au plus ancien.

Le vin évolué au nez est également évolué en bouche, c’est un 2008 bouché avec du liège. Un autre présente un décalage entre le nez et la bouche, 2012 s’est enfin ouvert après plusieurs années de dégustation et 2013 est extraverti, très compliqué à noter depuis 4 ans les notes sont très différentes.

Jean-Frédéric Hugel explique que cette sélection est la sélection des changements : passage au bio, changement de bouteilles, passage au bouchage DIAM et changement de génération.

2009 est le premier millésime de Jean-Frédéric et de Marc-André et le passage au bouchage 100% DIAM.

Avant de faire le choix du 100% DIAM, la maison Hugel a testé plusieurs bouchages à partir de 2004. La dimension qualitative est essentielle pour le domaine, il lui était intolérable que les vins en bouteille aient un goût de bouchon et surtout qu’ils vieillissent prématurément, le consommateur doit avoir un vin optimal. Seule la technologie DIAM assure, en plus de n’avoir aucun goût de bouchon, une régularité et une évolution identique de chaque bouteille, d’ailleurs les anciens millésimes sont rebouchés avec DIAM. Ce bouchage est en adéquation avec la politique de garde et de qualité du domaine.

Famille Hugel

DIAM Bouchage